Mazatlán lance une campagne pour restaurer son image urbaine en supprimant les graffitis
Mazatlán lance une campagne pour restaurer son image urbaine en supprimant les graffitis

Le Conseil de gouvernement du centre historique de Mazatlán a lancé une campagne ambitieuse pour éradiquer les graffitis non autorisés sur la place principale de la ville, dans le but de préserver le patrimoine architectural et d’améliorer l’image touristique du port. Les actions comprennent le nettoyage des façades des bâtiments historiques et des monuments emblématiques, ainsi que la mise en œuvre de programmes de sensibilisation des citoyens. Cette initiative s’inscrit dans un plan plus large de revitalisation du centre historique, qui comprenait récemment également la rénovation des trottoirs et de l’éclairage public.



Le problème du vandalisme par graffitis n’est pas nouveau à Mazatlán. En 2022, le conseil municipal avait déjà mis en œuvre un programme similaire sur la digue, où plus de 50 zones touchées ont été nettoyées. Cependant, le manque d’entretien continu a permis au problème de réapparaître. Les autorités cherchent actuellement à établir un plan permanent qui combine propreté et prévention, en tirant les leçons des expériences passées.
Dans le cadre de cette stratégie, la création d’espaces légaux pour l’art urbain est encouragée. Récemment, des murs ont été ouverts dans le quartier Centro pour permettre aux artistes locaux de s’exprimer librement, une initiative qui a été bien accueillie par la communauté. Cette approche cherche à équilibrer l’expression artistique avec l’urbanisme, à l’instar de programmes réussis comme celui développé à Central Park, où les peintures murales autorisées ont contribué à réduire le vandalisme.
La participation citoyenne est un pilier fondamental du projet. L’année dernière, des organisations civiques telles que « Mazatlán Limpio » ont organisé des campagnes de nettoyage qui ont permis d’éliminer les graffitis de plus de 30 bâtiments historiques. Le Conseil d’administration cherche désormais à institutionnaliser ces efforts par le biais d’accords avec les écoles et les entreprises, en créant des brigades de maintenance permanentes.
La question de la sécurité fait également partie de l’équation. Selon les rapports de l’Observatoire Citoyen, de nombreux actes de vandalisme sont liés au crime organisé. Pour lutter contre ce phénomène, des efforts sont déployés en coordination avec le ministère de la Sécurité publique pour renforcer la surveillance dans les zones critiques, notamment la nuit et tôt le matin.
Les experts en urbanisme soulignent que pour que ces initiatives soient couronnées de succès à long terme, elles doivent être complétées par des programmes sociaux offrant des alternatives aux jeunes. À cet égard, l’Institut municipal de la culture a annoncé qu’il doublerait son budget pour les ateliers d’art urbain en 2024, cherchant à canaliser l’énergie créative de manière positive. Avec cette approche globale, Mazatlán vise à devenir un modèle de la manière dont les villes patrimoniales peuvent lutter contre le vandalisme des graffitis sans sacrifier l’expression artistique.